Projet Balzat, quand les élus font dans la démesure

24/05/2013     General     Denis Vandenbergen

Vous ne le saviez peut-être pas encore mais Ottignies est en plein retour à l’Egypte ancienne. En effet, tel Pharaon faisant construire palais et pyramides, nos édiles se mettent à rêver de projets urbanistiques… pharaoniques ! Et, se sentant tout puissants du pouvoir qui est le leur, dérogent dans la démesure aux règles d’urbanisme sans se soucier de leurs concitoyens.

Le projet « Village du bien-être » ou « Balzat » en est le bel (et premier) exemple. Pour rappel, celui-ci prévoit une surface de plus de 30.000 mètres carrés dont 24.000 construits, une longueur de plus de 200 mètres sur 7 niveaux avec des hauteurs côté Avenue des Villas de 15 à 18,5 mètres minimum et côté Vallée/Avenue des Combattants de 27 à 29 mètres minimum. Ce site sera constitué d’une maison de repos et de soins (120 lits), d’un centre de jour (15 places), d’une résidence Service (50 appartements), d’une résidence Intergénérationnelle (47 appartements, 16 kots, 7 chambres à louer), d’une résidence classique (17 appartements), d’une cuisine centrale, d’un centre de bien-être, de surfaces de service de proximité et d’un parking de 130 places.
Soit 158 places individuelles + 98 appartements + 16 kots étudiants + le personnel du home
+ les fournisseurs et services connexes + les visiteurs + les utilisateurs des services proposés
. Donc, bien plus de 250 véhicules pour un parking de 130 véhicules en sous-sol et 12 en surface !
Cette implantation devrait se situer avenue des Villas, un quartier composé de… villas, sur les hauteurs d’Ottignies.

A la lecture du descriptif qui précède, vous comprendrez que qualifier ce projet de « village du bien-être » relève du cynisme vis-à-vis des citoyens habitant à proximité et de tout autre citoyen se voyant refuser un permis d’urbanisme pour quelques dérogations. Car pour réaliser un tel projet, la Ville a dû accepter du promoteur un nombre invraisemblable de dérogations à son règlement communal d’urbanisme et le Ministre Henry (Ecolo comme notre bourgmestre) a dû valider le permis faisant l’objet d’un recours et ce à l’encontre de l’avis négatif des fonctionnaires délégué et technique ! Validation remise au lendemain du résultat des élections, question de courage politique. Vous avez dit cynisme ?

 

C’était sans compter sur la résistance de citoyens bien décidés à ne pas laisser leur bien être disparaitre sous le béton ! Ceux-ci ont donc constitué un comité de défense du bien être en réunissant des habitants de l’avenue des Villas mais aussi de l’avenue des Combattants, eux aussi concernés puisque leurs maisons sont situées au pied dudit projet.
Ceux-ci sont passés à l’offensive en introduisant un recours en suspension et en annulation au Conseil d’Etat contre le permis d’urbanisme accordé par le Ministre. Et le premier couperet est tombé il y a peu : l’auditeur du Conseil d’Etat a remis son avis qui demande purement et simplement l’annulation de ce permis avec pour raisons principales le nombre de dérogations accordées et l’impact sur cadre de vie.

 

Ce cadre de vie, le bien-être et le respect des normes urbanistiques ont justement constitués un des piliers principaux de notre campagne électorale pour les communales de 2012 et des points de divergence très clairs par rapport aux 3 autres formations composant la majorité. Il était donc naturel que nous apportions notre soutien à ce Comité et à ses actions. Retrouvez ci-dessous les communiqués ainsi que la revue de presse sur ce sujet.

 

Communiqué de presse OLLN2.0

Dans la presse

Communiqué et revue de presse des riverains

 

 

 


 Ajouter un commentaire 
Votre nom :
Votre courriel :
Votre note :
Commentaire :
Me prévenir lorsqu'il y a de nouveaux commentaires sur cette page
 
This is a captcha-picture. It is used to prevent mass-access by robots. (see: www.captcha.net)
Retranscrivez ici les lettres contenues dans l'image ci-dessus: