Une ville humaine et solidaire

Nous souhaitons permettre aux personnes les plus fragilisées de se réinsérer dans la société tant socialement qu’économiquement.

Les CPAS (Centres Publics d’Action Sociale) occupent une place centrale dans la vie des communes, car leur vocation première est avant tout de garantir le lien social entre les citoyens.

Avec un budget annuel de 11,6 millions € dont 3,8 millions € à charge de la Ville, 762 dossiers d’aides dont 438 Revenus d’Intégration Sociale ouverts, les interventions sociales de la Ville d’Ottignies – Louvain-la-Neuve sont exceptionnellement élevées en comparaison avec les autres communes du Brabant wallon de plus de 20.000 habitants tels que Wavre, Waterloo, Braine l’Alleud, Nivelles.

Il faut analyser les causes de cette situation et agir en amont de la demande via la prévention des risques de dépendance sociale.

 

Nous proposons :

- D’agir sur l’offre de logements. Il nous faut plus de logement familial et moins de petits logements individuels souvent à la limité de la salubrité.

- De collaborer activement avec tous les acteurs de terrain pour anticiper les éventuels problèmes d’ordre social. Mieux vaut prévenir que guérir ! (voir les sociétés de logements sociaux, les services de police de proximité, les services sociaux des mutuelles, les coordinations de soins, les enseignants, etc…)

- Une réappropriation du terrain par les services sociaux du CPAS via une assistance coordonnée au domicile.

- La mise en place d’un guichet unique d’informations sociales.

 

Personnes âgées

Depuis l’ouverture de la résidence pour personnes âgées à Ottignies, à La Limerie, en 1992, il n’y a plus eu aucune initiative publique dans ce secteur pourtant en grande demande. Il y a 20 ans à rattraper.

 

Nous proposons :

-La création d’une maison de repos et de soins publique dans le centre d’Ottignies, en liaison avec l’actuelle résidence (voir les 24 millions € investis par la Ville de Wavre dans sa nouvelle Maison de Repos).

- La création de résidences-services à l’initiative de la Ville dans les centres.

- La labellisation des services et soutiens au maintien à domicile via des gardes malades résidants.

 

Petite enfance

Places d’accueil de la petite enfance gérées par le CPAS :

224 places en 1994 - 134 en 2012 !

En matière d’accueil de la petite enfance, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne consacre pas assez de budget à l’ONE qui, à son tour, limite ses interventions financières dans le secteur. Résultat : un relativement bon taux de couverture, mais toujours trop peu de places pour satisfaire la demande locale.

Par conséquent, la commune doit faire preuve d’inventivité si elle veut que ses tout-petits puissent bénéficier d’une place d’accueil.

 

Nous proposons :

- D’améliorer l’accueil de la petite enfance en augmentant le nombre de places et en soutenant la diversification des milieux d’accueil de type collectif ou familial de manière à mieux répondre aux besoins et aux horaires de chacun (gardes de nuit, accueils ponctuels, besoins particuliers des familles monoparentales ou nombreuses) et dans le respect du libre choix des parents.

- D'offrir de nouveaux milieux d’accueil pour la petite enfance en intégrant des projets dans les grands dossiers urbanistiques.

- De faciliter la création de milieux d’accueil dans la Commune en mettant à disposition (moyennant une éventuelle location ou frais de restauration) des locaux inoccupés dans des écoles ou autres bâtiments publics voire dans des maisons pour aînés afin de renforcer le lien intergénérationnel.

- De susciter la collaboration des entreprises et/ou le partenariat avec d’autres communes pour la création de places d’accueil, en rappelant en outre les possibilités de déductions fiscales en vigueur depuis le 1er janvier 2003.

- De recentrer les structures existantes sur les moins coûteuses, ce qui dégagera des moyens importants pour de nouvelles initiatives quantitativement plus intéressantes.

- De développer les initiatives de co-accueillantes à domicile via des aides à la location de logements adéquats.

- De réserver des budgets annuels d’aides directes aux jeunes parents via des chèques-accueil qui seraient valorisables auprès des structures d’accueil qui n’ont pas pu obtenir de subside de fonctionnement de l’ONE et sont donc obligés de facturer le prix coutant aux parents. Pour nous, un enfant = un enfant quel que soit le réseau qui l’accueille, subventionné ou non. La Ville prendra en charge la différence entre le prix réellement payé et le prix qui serait acquitté dans une structure subventionnée.

Une telle politique aura un effet d’entrainement économique sur l’offre dès lors qu’il ne faudra plus dépendre du bon vouloir de l’ONE et de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour ouvrir de nouvelles places.

Objectif : + 100 places sur la législature

Toutes ces nouvelles politiques auront un coût mais elles devront être financées par une meilleur gestion des services actuellement déficitaires et, surtout, à moyen terme via les moyens retrouvés en aide directe (Revenu d’Intégration Sociale) grâce à une politique efficace de prévention.

- La poursuite de l’amélioration et de la sécurisation des écoles et crèches.

 

La Jeunesse

Les organisations de jeunesse ont un rôle primordial à jouer dans le développement du jeune, que ce soit au niveau de l’épanouissement personnel, du travail pédagogique qu’elles effectuent ou de la formation des jeunes en vue de les muer en citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires (CRACS).

 

La Communauté française, les provinces et les communes participent au subventionnement des organisations et des mouvements de jeunesse de manière directe ou indirecte. Financièrement les pouvoirs publics doivent poursuivre le soutien aux activités des organisations de jeunesse dans une logique de solidarité qui tienne compte des réalités de toutes les associations ainsi que de leur volume d’activités.

 

Nous pensons que la commune peut avoir un rôle plus actif que l’octroi de subsides aux diverses associations de jeunesse de la commune. La Commune doit être à l’initiative d’événements ou d’activités faites pour / avec / par les jeunes.

 

Enfin, nous devons encourager toute initiative d’éducation à la citoyenneté et à la participation citoyenne des jeunes sans oublier qu’un jeune d’aujourd’hui était un enfant hier et sera un jour un aîné. La politique de la jeunesse doit donc aussi être pensée en termes intergénérationnels… lors d’activités culturelles, sportives ou folkloriques diverses.

 

Nous proposons :

- De soutenir la rénovation et la sécurisation des infrastructures utilisées par les organisations de jeunesse sur la commune

- De mettre à disposition de la jeunesse (organisée ou non) des infrastructures, notamment en termes de locaux et favoriser le développement de clubs de jeunes. Ces locaux doivent être en bon état et accueillant, c’est aussi par là que passe l’apprentissage du respect des choses et d’autrui, pas question de « parquer » les jeunes n’importe où !

- De favoriser les partenariats entre les bâtiments publics et le monde de la culture et les organisations de jeunesse afin de mettre à disposition des locaux, en période de vacances scolaires ou pendant les week-ends

- De défendre l’instauration d’un conseil consultatif de la jeunesse, où tout jeune, même ne faisant pas partie d’une organisation ou d’un mouvement de jeunesse, pourra s’exprimer

- De poursuivre le développement du conseil communal des jeunes

- De veiller à ce que les activités mises en place soient mixtes afin de favoriser l’égalité et la place des jeunes filles dans la société et l’interculturalité.

 

Louvain-la Neuve est propice au développement de politiques de la jeunesse. Le centre d’Ottignies est par contre moins fréquenté par les jeunes. Nous voulons qu’ils puissent aussi s’approprier, avec les moins jeunes, leur centre-ville.

 

Aussi, nous proposons une réflexion avec euxafin de rendre le centre ville plus attractif, plus vivant ! Pourquoi ne pas organiser des activités plus « jeunes » lors des fêtes de Wallonie par exemple ?

 

Les Personnes en situation de Handicap

Les motifs d’exclusion sont nombreux mais il en est un qui est plus notable que tous : le handicap, qu'il soit physique ou mental. Quand l’accès à la ville est rendu impossible parce que les trottoirs sont trop hauts, parce que les commerces ou les services publics ne sont pas accessibles ou en raison de places de parking inadaptées, la personne en situation de handicap peut développer un sentiment d’exclusion de la vie communale. La commune doit mettre tout en oeuvre afin de rendre les services communaux et les voiries accessibles à tous.

 

Nous proposons :

- De systématiser les parkings réservés aux personnes atteintes d’un handicap

- De poursuivre l’aménagement des bâtiments publics, des voiries et des trottoirs et faciliter l’accès aux transports en commun de façon à les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite et à celles souffrant de cécité ou de surdité

- De tenir compte des « usagers faibles » (personnes handicapées ou atteintes d’un déficit sensoriel, personnes âgées, etc.) dans les politiques de mobilité

- De soutenir l’accueil de jour et les associations qui viennent en aide aux personnes handicapées et à leurs familles

- De favoriser l’inclusion des enfants en situation de handicap dans les milieux d’accueil et/ou scolaires

- D’encourager le recrutement de personnes porteuses d’un handicap sur le territoire de la commune et veiller à l’application des normes en vigueur concernant l’emploi dans les services publics

- De promouvoir le handisport et en faciliter l’accès

- De soutenir les associations culturelles pour personnes atteintes d’un handicap

- D’engager ou former à l’administration communale, au moins unepersonne capable de communiquer en langue des signes.

 

Santé

Nous souhaitons une politique de santé cohérente alliant proximité et efficacité.

Cette politique de santé sera menée en partenariat avec tous les prestataires de soins et de services locaux ainsi qu’avec les infrastructures et associations locales actives en la matière dont le cercle local des médecins généralistes, interlocuteur officiel en matière de santé publique mais aussi avec les relais provinciaux fédérateurs : CLPS (Centre Local pour la Promotion de la Santé), réseau toxicomanie assuétudes, ECCOSSAD (organisation des soins de santé de 1ère ligne),…

 

Nous proposons :

- De développer la médecine préventive par une information fiable à travers le bulletin communal, les médias et des campagnes d’éducation à la santé concertées entre médecins généralistes, infirmières, kinésithérapeutes, pharmaciens, Clinique Saint Pierre,..

- De favoriser le maintien chez eux le plus longtemps possible de nos concitoyens âgés, malades et/ou invalides, via une meilleure coordination des soins à Domicile (CADO).

Et ce bien sûr sans négliger le partenariat avec toutes les autres infrastructures et initiatives existantes en la matière.

- D’améliorer l'accessibilité aux soins pour les plus fragilisés grâce à l'appui dynamique du CPAS et à une collaboration renforcée avec les divers prestataires de soins de santé de 1ière ligne.